Notre rôle d’écomusée de la Châtaigneraie cantalienne

Bien plus qu’un simple musée, nous accompagnons le renouveau du châtaignier et de la châtaigne dans notre territoire.

Voici quelques unes de nos actions :

• Le Cynips du châtaignier

Parasite du châtaignier, cet insecte ravageur a envahi nos contrées dés les années 2010. Le cynips est une micro-guêpe de 3 mm qui induit une baisse de production des arbres. Les galles sont visibles assez facilement au printemps et à l’automne les feuilles restent souvent accrochées aux branches.

Devant ce fléau qui attaque notre arbre symbole, nous organisons ou tentons d’organiser une lutte biologique comme dans les bassins de production plus conséquente (Cévennes, Périgord, Limousin…). En effet, un prédateur du Cynips du châtaignier (car beaucoup d’espèces d’arbres ont des Cynips…) est repéré pour son efficacité et par le fait qu’il se nourrit uniquement de cette espèce. Il porte le nom de torymus (famille des guêpes) et pond des œufs où le cynips a déjà pondu ! La larve du torymus mange alors la larve du Cynips..

En 2016, il est prévu d’agir concrètement par des lâchers de torymus en Châtaigneraie cantalienne. En liaison avec la FREDON Midi-Pyrénées, nous avons recensé des personnes susceptibles de s’engager financièrement (210€) pour « acheter » ces prédateurs…

Bon vent au torymus !

• La farine de châtaigne

Très peu de produits alimentaires sont élaborés à partir des châtaignes du pays, aussi la Maison de la châtaigne est « fer de lance » d’un projet d’atelier agro-alimentaire pour réaliser de la farine.

Produit vendu en forte progression du fait de l’absence totale de gluten, la farine est obtenue après séchage des fruits (séchoir traditionnel = sécadou), dépiquage, tri et mouture.

Notre test grandeur nature de l’automne-hiver 2015 nous donne satisfaction. 130 Kg de farine ont été ainsi obtenus et sont vendues sur place. Nous contacter pour les conditions d’achat.

• Epluchage

Quand on est amateur de châtaignes on sait que la corvée principale reste l’épluchage. La châtaigne est revêtue de deux peaux que l’on nomme péricarpe et endocarpe ou tan. Pour faciliter ce travail fastidieux la Maison de la châtaigne a fait réaliser une machine à éplucher. Etudiée pour un passage entre 15 et 20 kg à l’heure, elle permet une aide précieuse.

Lors de la foire de Mourjou 2005, le prototype réalisé localement est inauguré. Depuis, nous accueillons des personnes intéressées par ce service pour éplucher leurs fruits ; 1€/kg et sur rdv.
Mais attention la châtaigne est un fruit sensible qu’il faut ramasser rapidement, puis il s’agit de les traiter avec précaution (ne pas les garder dans un sac ou seau en plastique par exemple) ; les laisser quelques jours au soleil avant l’épluchage.
La machine aide à l’enlèvement des peaux mais ne corrige pas les façons de procéder antérieures… Et souvent une finition manuelle est nécessaire.

Environ une tonne de châtaignes passe chaque année dans le four à griller les peaux !
Mieux à l’automne 2015 c’est 1,8 T qui ont été ainsi traitées.

• Greffe et pépinière

Le châtaignier est un arbre sauvage à l’état naturel ; pour améliorer ses qualités fruitières les hommes l’ont cultivé et greffé.
Seulement quelques variétés de châtaignes du secteur ont pu être conservées par nos paysans-châtaigneurs d’autrefois. Pour essayer de continuer ce travail remarquable et de bon sens, nous avons appris ces gestes et ce savoir-faire. Aujourd’hui nous sommes capables de greffer de jeunes plants avec la technique propre à cette espèce : la greffe en flûte.

Nous avons mis en place une pépinière où nous greffons la fameuse Savoye, la grosse Verdale ou la précoce Paquette ! Les arbres greffés sur des pieds sauvages donnent des bons résultats. Nous transmettons notre savoir lors d’un stage greffe au mois d’avril.


La Maison de la Châtaigne
15 340 MOURJOU
Téléphone: 04.71.49.98.00
email: maisondelachataigne@gmail.com

www.maisondelachataigne.com
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