Depuis la création de la Maison de la châtaigne en 1999, on connaissait l’existence de deux souterrains sur le site, sorte de caves, pour stockage des provisions et refuge occasionnel. Jean-Philippe USSE, intéressé par ce sujet et spécialiste dans le Cantal, les avait parfaitement décrits avec croquis et commentaires. Depuis, Frédéric SURMELY, archéologue à la DRAC-Auvergne a pu faire des analyses avec scanner et radar terrestre qui ont précisé les dimensions et l’orientation. De plus on a repéré l’existence d’autres souterrains, comme un réseau, à plusieurs niveaux. Avec l’association Terre ancienne, il a fourni une exposition, un dépliant et une vidéo qui sont intégrés dans la visite classique de la Maison de la châtaigne. Pour mieux dater l’ouvrage, M. SURMELY a fait des sondages ces 27 et 28 juin. Il a prélevé quelques échantillons qui devraient permettre, par des analyses au carbone 14, de confirmer ou d’infirmer la datation annoncée jusque là, du XIIème siècle. Surtout, aidé par Jean-Louis AYMAR, il a pu dégager dans la pente du terrain l’endroit qui était repéré comme le point le plus bas et qui était pressenti comme une sortie, soit pour échappatoire soit pour l’évacuation de la terre lors de la construction. Il s’attendait à trouver éventuellement un escalier ; pour l’instant il n’en est rien. Par contre, il a pu dégager un joli drainage, une sorte de rigole, bien recouverte de pierres plates. Il doit revenir début juillet pour continuer les sondages à d’autres endroits.